• Périssoire de course vers 1865, photo Yvon, détail, © Fédération Française d’Aviron
  • Périssoire de course, pont entoilé ; coll. Carré des canotiers.
  • Périssoires, début XXe siècle, photo Société Nautique du Loiret, coll. Carré des canotiers.

Périssoire

À l’origine, terme masculin "périssoir", mentionné dès 1845, rapidement passé au féminin ; du verbe "périr", ces embarcations ayant la réputation d’être instables.
Il existe différents types de périssoire : de voyage, de course et de promenade.

  • Les périssoires de voyage sont peu courantes et sont principalement connues par les récits de voyage, à l’image de Vagabonde du capitaine Lancrenon construite pour son périple de la Seine à la Volga.
  • Périssoire de course, pont entoilé ; coll. Carré des canotiers.

    Comme l’ensemble des périssoires, la périssoire de course est propulsée par une pagaie double. Longue, effilée, elle dispose parfois de coupures pour permettre le transport. Les plus performantes sont construites sur le plan des skiffs, la coque est ronde en bois moulé ; les plus ordinaires sont à fond plat ; le pont est entoilé et le pagayeur s’installe dans l’hiloire central, entre le dossier et le cale pieds. Les courses en périssoire ont débuté vers 1850 pour s’achever lors du dernier championnat de France en 1944.

  • La typologie des périssoires de promenade est encore différente, il s’agit d’embarcations très simples, composées de trois planches assemblées. Parfois construites par leur propriétaire, elles figuraient également aux catalogues de constructeurs célèbres comme Tellier, Seyler ou Lawrence plus tardivement.
Périssoires, début XXe siècle, photo Société Nautique du Loiret, coll. Carré des canotiers.

Les constructions amateur, toutes différentes, sont nombreuses. La périssoire symbolise ce désir simple d’aller sur l’eau.