• Plaque Malo-Lebreton fils à Courbevoie avant 1930 (Coll. part.)
  • Les Fils Malo-Lebreton encart publicitaire, Le Yacht 9 avril 1921
  • Les Fils Malo-Lebreton, vedette Emma plan Brix, Le Yacht 24/11/1923
  • Malo Lebreton, publicité dans le Bulletin du Yacht Moteur Club, 1er décembre 1928
  • Pah-Sih-Fou III, série internationale des 12 litres à Gaston-François Sigrand, Suresnes le 14 juillet 1929, Bulletin du Yacht Moteur Club, 01/08/1929
  • Malo Lebreton coque d’Yzmona III, série internationale des 12 litres à Marcel Jalla, Le Yacht, 28/12/1929
  • Malo, publicité dans le Bulletin du Yacht Moteur Club, 1er juillet 1930
  • Plaque Malo 1938 collection particulière
  • Plaque Malo après 1945

CH0187

Malo-Lebreton

Adresse56 quai de Seine, Courbevoie, Seine*
Autre adresse85 quai de Courbevoie, Courbevoie, Seine*
Autre adresse83, 84, 85 quai de Courbevoie, Courbevoie, Seine*
Autre adresse23 à 27 boulevard d’Asnières, Neuilly-sur-Seine, Seine*
Autre adresse23 boulevard Vital Bouhot, Neuilly-sur-Seine, Seine*
Début d'activité 1886
Fin d'activité

* Département actuel des Hauts-de-Seine (92)

Malo-Lebreton père
Malo Jean Lebreton est né à Saint-Malo en 1854. Fils de charpentier, il est lui-même « charpentier » quand il se marie à Courbevoie en 1884. À l’époque, Malo et son épouse, Mélanie Schneit, habitent 3 rue de l’industrie à Courbevoie.
Le chantier « Malo Lebreton » semble avoir été créé en 1886 (1). Mais en 1889 et 1891, lors de la naissance de ses filles, l’état civil qualifie Malo Jean Lebreton de « marchand de vin » domicilié au 56 quai de Seine à Courbevoie. C’est en 1895 qu’il est signalé comme « constructeur de canots » lors de la naissance de Malo Auguste, son premier fils. L’année suivante, à la naissance de Fernand, son second fils, Lebreton est toujours constructeur à la même adresse mais son épouse apparaît sur le registre d’état-civil comme « marchande de vin » (Michel Seyler). L’Annuaire-almanach du commerce, distingue deux adresses le 56 bis pour l’atelier et le 56 pour le restaurant (2).
Toujours en 1895, le nom d’usage « Malo-Lebreton » apparaît dans la presse: Le Yacht salue les « efforts » du constructeur qui a aussi réalisé les « plans » de deux voiliers dont Sloughi, un 1 Tonneau du Cercle de la Voile d’Asnières, qui s’impose en régate (3). En 1904, Malo-Lebreton se lance dans la construction de canot à moteur. Il présente Nini, un cruiser dans la course organisée dans le cadre du Salon de l’automobile, entre le pont de la Concorde et Suresnes.
Les Fils Malo-Lebreton
Malo Jean Lebreton décède chez lui pendant la guerre ; le 56 quai de Seine étant devenu le 85 de Courbevoie. En 1921, sa veuve vend son fonds de commerce du 85 (4). Certainement après leur démobilisation, les fils de Malo Lebreton reprennent le chantier paternel. Les publicités du printemps 1921 confirment cette association sous le nom « Les Fils Malo-Lebreton ». Installés au « 83, 84, 85 quai de Courbevoie », ils proposent tous types de constructions à « moteur », à « voile » et à l’« aviron » pour la « plaisance », le « tourisme » et le « commerce ». Les frères Lebreton construisent des « yachts », canots automobiles, yoles à clins, canots, canoës, norvégiennes et chasse-canards. La maison propose des réparations et des échanges d’embarcations et fait aussi « garage ». En 1923, ils construisent l’Emma, une vedette dessinée par Victor Brix et motorisée par Panhard, qui est saluée par le journal Le Yacht. L’Annuaire industriel de 1925 confirme l’association des fils de Malo Jean Lebreton. Mais en 1927, le chantier « Malo Lebreton », sans trait d’union, recherche dans une petite annonce des charpentiers de bateaux pour le 23 Boulevard d’Asnières, qui est situé en face sur l’île de la Jatte, à Neuilly-sur-Seine (5).
Malo
En 1928, un encart publicitaire présente « Malo Lebreton » comme « constructeur » au 23 à 27 boulevard d’Asnières : les établissements de Malo Auguste, l’aîné des fils des Lebreton, se sont agrandis. Il est vrai que le chantier, qui a construit les célèbres racers comme Yzmona III ou le Pah-Sih-Fou puis les Pah-Sih-Fou II et III peut se prévaloir de leurs succès nationaux et internationaux.
Le seul prénom « Malo » s’impose sous la forme d’une signature dans les publicités à partir de 1930. Avant guerre, la production du chantier de l’Île de la Jatte est importante (7). La déclaration de guerre puis l’Occupation stoppent l’activité : Pat Cat, une vedette mise en chantier en 1939 est achevée, ainsi que son youyou, après guerre (8).
En octobre 1945, les « chantiers Malo Lebreton » offrent « 1.000 francs » pour la création d’une coupe afin de récompenser « la série des Canetons » lors de la « Revue des yachts de la Région parisienne » : cette journée est organisée à Meulan - Les Mureaux par le Cercle de la Voile de Paris et le Yacht-Club de l’Île-de-France pour le « Comité régional des Lacs et Rivières » de la Fédération Française du Yachting à Voile. Dans le contexte de l’après guerre et alors que les restrictions et les problèmes de ravitaillement courent toujours, on comprend que cette « subvention » de Malo Lebreton vise à encourager la construction de ce voilier économique, dessiné par Victor Brix en 1931, et qui, pour cette raison, a été choisie comme série officielle par la FFYV pendant l’Occupation.
Sur l’Île de la Jatte, le boulevard d’Asnières ayant été rebaptisé « boulevard Vital Bouhot » en 1944, une nouvelle plaque de constructeur apparaît. De 1949 à 1955, « Malo » est toujours signalé à la même adresse à Neuilly dans les publicité insérées dans Le Yacht. Le chantier participe au Salon nautique de Paris en 1955 (Michel Seyler). Le chantier semble encore exister après 1968 : le numéro « 92 » associé à Neuilly apparaît sur l’une des plaques « Malo ». C’est cette année là que le redécoupage de l'Île-de-France a conduit au démantèlement de l’ancien département de la Seine et à la naissance de celui des « Hauts-de-Seine » numéroté « 92 ».
Michel Seyler et Ateliers de recherche du Carré des canotiers
Notes
(1) « Malo », publicité dans L’Aviron, 3 septembre 1921, p. 344.
(2) Annuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration..., Firmin Didot et Bottin réunis, 1902, p. 3659 et 3662.
(3) Le Yacht : journal de la navigation de plaisance, n° 920, 26 octobre 1895, p. 502.
(4) Archives commerciales de la France, n° 73, 14 septembre 1921, p. 1220.
(5) Le Journal, n° 13201, 8 décembre 1928, p. 7.
(6) Au Bord de l’eau : plaine et bois, n° 15, 1er juin 1936, p. 32.
(7) Bulletin du Yacht Moteur Club de France, n° 161, 1er avril 1936, np.
(8) Le Yacht : journal de la navigation de plaisance, n° 3020, 1er août 1946, p. 295.

Publié le 3 novembre 2026

Bateaux liés à ce chantier

Youyou (Malo)
Youyou (Malo) 1938