• Georges Seyler jeune à g. et son commis devant le garage du 7 quai de Champagne au Perreux. Coll. part. Michel Seyler
  • Le garage de Georges Seyler jeune du 7 quai de Champagne au Perreux lors des inondations de 1945. Coll. part. Michel Seyler
  • La Baignade du Pont de Bry. Le petit bain et le plongeoir. Coll. part. Michel Seyler
  • Georges Seyler jeune timbre de son établissement au 7 quai de Champagne au Perreux. Coll. part. Michel Seyler

CH0191

Seyler, Georges jeune

Adresse7 quai de Champagne (Seine*)
Début d'activité 1945
Succède àSeyler, Ernest
Fin d'activité 1967

* actuel département du Val-de-Marne (94).

Georges Seyler dit Georges Seyler jeune (1898 - 1968) est le fils d’Ernest constructeur au Perreux juste en amont du pont Bry. Il ne faut pas le confondre par son prénom avec son grand-père Georges Seyler (1840 - 1908), le fondateur de la dynastie, qui s’installe à Courbevoie en 1874 sous le nom « Georges Seyler » puis « Georges Seyler & Fils », ni avec son oncle Georges Seyler qui signait « Georges Seyler Fils Aîné » pour qu’on le distingue de son père puis ensuite « Georges Seyler Aîné » pour éviter d’éventuelles confusions avec son neveu Georges qui travaillait chez son frère Ernest.
Georges Seyler jeune apprend la construction avec son père Ernest mais c’est lui qui transmet le métier à André, son frère cadet né en 1905. Pendant la Première Guerre mondiale, Georges travaille, comme beaucoup d’autres ouvriers constructeurs, dans l’usine d’Alphonse Tellier sur l’île de la Jatte qui fabrique des hydravions pour la Marine.
En 1945, les deux fils d’Ernest Seyler reprennent l’activité de leur père et restent dans l’habitation familiale des 5 et 7 quai de Champagne mais sous deux enseignes différentes : André installe son Chantier Naval de Lutèce au n° 5 et Georges prend le nom de « Georges Seyler Jeune à la Flottille du pont de Bry » mais au n° 7.
Dans cet établissement « À la flottille du pont de Bry », Georges jeune construit pour son compte de rares canoës canadiens. Ses activités sont orientées sur la réparation, la vente d’occasions, le gardiennage, la location des bateaux et de chambres aux canotiers du dimanche, la baignade et débit de boisson. Avec la Libération, les canotiers et les promeneurs reviennent sur les bords de Marne. Les fidèles de l’établissement aiment à se retrouver chez Georges Seyler et sa famille. Dans les années 1950, l’aménagement d’un terrain de volley-ball et l’improvisation de soirées dansantes en terrasse attirent une clientèle plus jeune.
Mais la voiture et la troisième semaine de congés payés en 1956 ouvrent de nouveaux horizons d’autant que la pollution de la Marne rebute les baigneurs. La baignade ferme en 1954 et la location de bateaux en 1967. (Source : Michel Seyler)

Publié le 16 juin 2026