Renoir et l’amour. La modernité heureuse (1865-1885)
- Image courtesy of the National Gallery of Art, Washington " rel="mesimagesac399">
Auguste Renoir, Oarsmen at Chatou, Les Canotiers à Chatou, 1879, Huile sur toile, 81,2 × 100,2 cm Washington, National Gallery of Art, don de Sam A. Lewisohn, 1951.5.2 Image courtesy of the National Gallery of Art, Washington
Cette exposition conjointement organisée par le musée d’Orsay, la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston est visible à Paris jusqu’au 19 juillet 2026. Elle permet de découvrir les peintures de canotage d’Auguste Renoir dont le célèbre Déjeuner des canotiers peint sur la terrasse du restaurant Fournaise à Chatou et qui a été exceptionnellement prêté par la Phillips Collection de Washington.
Cette exposition permet aussi d’admirer l’une des ses Grenouillère peinte en 1869 en compagnie de Claude Monet, Vue de Bougival (1873), Les Canotiers (1875), Les canotiers à Chatou (1879), grande toile emblématique de la représentation impressionniste du canotage, et La Yole (1879) qui représente pour l’une des premières fois deux femmes, seules en bateau, dont une ramant sans qu’elle soit caricaturée.
Contrairement à nombre de ses contemporains, Renoir s’intéresse au milieu du canotage de la fin du Second Empire au début de la IIIe République d’abord parce qu’il le fréquente comme nombre de jeunes gens de Paris et qu’il s’y amuse. Sans être dupe des réalités sociales en jeu sur les bords de la Seine, il observe avec affection ce milieu sans se plier aux convenances de son temps qui voudraient qu’on le condamne. Renoir se penche sur les canotiers et les canotières qui fréquentaient les bords de Seine en aval de Paris, à Argenteuil, Chatou, Croissy ou Bougival. Il a capté l’essence même du canotage dans ses toiles, l’évasion, le temps suspendu, la liberté, le bonheur. Aujourd’hui, ses œuvres sont des témoignages historiques, sociologiques et techniques. Dans ses peintures, Renoir se révèle un excellent dessinateur des formes et des types d’embarcations du canotage de cette époque : outre les yoles, on reconnaît sur ses œuvres des canots et des canots-yoles, des périssoires et les fameux clippers à voile d’Argenteuil.
