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Védrine Paul-Auguste - A. Védrine & Cie
| Adresse | 7 quai de Seine, Courbevoie (Seine*) |
| Autre adresse | Bapeaume-lès-Rouen (Seine-Inférieure**) |
| Début d'activité | 1899 |
| Fin d'activité | 1909 |
* Aujourd’hui quai Paul Doumer dans l’actuel département des Hauts-de-Seine (92)
** Actuel département de Seine-Maritime (76)
Paul-Auguste Védrine est né à Paris en 1869. Il poursuit des études techniques jusqu’au niveau d’ingénieur. Mais, dans les années 1890, il est d’abord cycliste et remporte des courses de vélocipèdes. C’est en 1899 que Védrine crée en partenariat une société pour fabriquer des « caisses » et « accessoires pour automobiles ». La société, installée au 7 quai de Seine à Courbevoie, connaît un essor rapide. En 1903, Védrine en prend le contrôle et sa dénomination sociale devient « A. Védrine et Cie ». L'usine de Courbevoie emploie jusqu’à 500 ouvriers sur une superficie de 10 000 m². Très vite, Védrine ouvre une autre usine à Bapeaume-lès-Rouen. Ses carrosseries en bois et en métal, pour les constructeurs comme Panhard & Levassor, Hotchkiss ou Darracq qui devient son associé, sont aussi fabriquées à la demande pour les clients fortunés (source : Jean-Pierre Gross, SHC).
Il est intéressant de constater que cette entreprise, qui travaille le bois, utilise aussi des essences et des acajous employés par les constructeurs de plaisance nombreux sur les bords de Seine depuis le développement du canotage.
En 1903, Védrine se lance dans les courses de canots automobiles : il participe à la course de « Paris à la mer » dont le départ est donné à Courbevoie devant son établissement. Dans sa catégorie, il s’y classe deuxième en compagnie de son épouse à bord de la Mouette, un canot à vapeur construit par les établissements Durenne de Courbevoie.
En 1904, cette fois à bord d’un canot beaucoup plus puissant, le Mercedes IV, Védrine s’impose dans la course « Calais-Douvres » à la vitesse – exceptionnelle à l’époque – de 45 km/h. Puis il remporte la course de « Paris à la mer » sur ce même bateau sorti des Chantiers Pitre de Maisons-Laffitte. Le Yacht du 2 juillet 1904 précise qu’il a été construit pour « MM. Jellineck et Védrine » ; Emil Jellinek étant le cofondateur de la société Mercedes qui porte le prénom de sa fille. Védrine est le pilote de ce racer de 90 chevaux.
Toujours en 1904, Védrine est élu président de la « Chambre syndicale de la navigation automobile ». En 1907, il est l’un des créateurs du « Salon des Canots automobiles » qui est indépendant du « Salon de l’Automobile et du Cycle » et de son exposition d’embarcations à moteur ouverte depuis 1900.
C’est en 1908 que Védrine ouvre dans ses usines de Courbevoie et de Rouen un chantier de constructions navales et qu’il s’adjoint Gustave Pitre comme directeur technique (Le Yacht, 16 mai 1908). De fait, en regardant l’affiche des bateaux construits chez Védrine, on comprend que Pitre y est arrivé avec son catalogue. Autant l’ascension de la Société Anonyme de Védrine a été fulgurante autant son déclin est brutale. Dès 1909, une crise de croissance amène ses actionnaires à la mettre rapidement en liquidation volontaire. Auguste Védrine préfigure Deperdussin, un autre homme d’affaires et industriel qui lui aussi s’implique dans la construction de plaisance et navale au moment de son essor.
Ateliers de recherche du Carré des canotiers
Voir l’article très détaillé de Jean-Pierre Gross de la Société Historique de Courbevoie :
La décennie prodigieuse du mystérieux M. Védrine publié en 2026.
Sources : G. Krebs, Gallica/BnF, Société d’Histoire de Courbevoie.
Publié le 17 août 2026



